Les Shisas : gardiens d’Okinawa

Les Shisas sont  » les Gardiens  » d’Okinawa. Ils sont une variation des « lions gardiens » importés de Chine au XIVème et XVème siècle.
Okinawa, en ce temps là royaume indépendant (Royaume de Ryukyu), était une terre très fertile aux croyances  et c’est tout naturellement que ses habitants s’approprièrent les Shisas où ils prirent une forme,  une signification et une importance uniques en Asie.
Il existe d’ailleurs dans le folklore d’Okinawa une légende à propos des Shisas et par là-même la preuve de la volonté d’appropriation des Shisas par les habitants d’Okinawa (voir ci dessous).
Autrefois disposés devant l’entrée des villages ou sur les toits des maisons, on les trouve aujourd’hui également de part et d’autre de l’entrée de toutes sortes de bâtiments, mais aussi et depuis peu dans les intérieurs. Ces derniers sont des Shisas très colorés, de formes et d’expressions très variées.
On les découvre invariablement en couple :
– toujours à droite, le mâle a la bouche ouverte afin d’éloigner les mauvais esprits.
– toujours à gauche et la bouche fermée, la femelle retient la bonne fortune au foyer.

Les habitants d’Okinawa, très soucieux de se préserver des mauvais esprits, leur prêtent un pouvoir de protection et de bienveillance.
Ainsi, tour à tour objets d’art ou talismans, les Shisas sont l’essence même de la culture d’Okinawa et contribuent certainement à la célèbre joie de vivre de ses habitants !
On trouve dans le folklore d’Okinawa une légende intéressante concernant l’apparition et l’origine du pouvoir protecteur des Shisas

« Sur l’ile d’Okinawa, un village du nom de Madanbashi subissait régulièrement les attaques d’un Dragon des mers semant la terreur en tuant les villageois et détruisant leurs propriétés.
Un jeune garçon du village dénommé Shiga décida d’aller voir le roi d’Okinawa afin d’implorer son aide.
Ce dernier accepta et remit à Shiga une petite statuette, un Shisa, qu’il devrait déposer sur le rivage regardant droit vers la mer afin de protéger le village.
Shiga fît alors ce qui lui était demandé et lorsque le dragon revînt, la statuette éclata et se transforma en un Shisa gigantesque qui se précipita vers le dragon. Une bataille terrible éclata alors entre les deux géants qui disparurent ensemble sous les eaux.
Chiga resta un moment à scruter l’océan espérant revoir le Shisa géant mais il ne réapparut jamais, il retrouva cependant la statuette dans le sable, intacte et sans aucune égratignure.
L’histoire de la victoire du Shisa se rependit rapidement si bien que devant l’entrée des villages furent érigés de grands Shisas en pierre afin de bénéficier de leur pouvoir de protection. »

On trouve à Okinawa des milliers de déclinaisons du couple de Shisas traditionnel : Dans les formes mais aussi dans les matières utilisées : de la céramique tout d’abord (la tradition de la céramique est très importante à Okinawa) à la pierre sculptée, en passant par le verre, le bois, en papier mâché, etc.
Outre le site officiel des Shisas, on peut trouver des Shisas dans plusieurs boutiques (pas forcément spécialisées dans les articles japonais) en France : à Paris, Dijon, Bordeaux, Toulouse et à Redon en Bretagne.
La gamme de la Société TOOKI s’étoffe chaque mois. Pour suivre toute l’actualité des Shisas, les nouveaux modèles arrivant du Japon, ou  leur présence aux divers festivals japonais en France et à l’étranger, vous pouvez consulter la page Facebook : www.facebook.com/ShisasByTooki.

4 Responses to “Les Shisas : gardiens d’Okinawa

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *