Le fonctionnement des paris sportifs au Japon

Le pari sportif est une pratique visant à gagner de l’argent sur un événement sportif en misant sur un score, une équipe, un joueur ou un véhicule. De par cette description, il s’agit en quelque sorte d’un jeu d’argent, chose qui était strictement interdite dans beaucoup de pays comme le Japon. Toutefois, avec la promulgation successive de diverses lois dans le pays, les jeux d’argent comme les paris sportifs sont largement tolérés au détriment des autres jeux de hasard. A ce titre, quelles sont les activités à parier dans le cadre des paris sportifs au Japon ?

Les courses de bateaux

Kyôtei

Kyotei (競艇) est une course de bateaux dans laquelle s’affrontent six bateaux conduits chacun par un pilote. L’enjeu est simple : le premier bateau qui arrivera, aura gagné. Ainsi, la course débute au départ enclenché. Les bateaux doivent atteindre la ligne d’arrivée le plus rapidement possible sous risque d’être éliminés. Les équipes se lancent ensuite dans trois tours d’un circuit de 600 m. 

Existant depuis les années 50, cette partie n’est pas seulement un simple divertissement. C’est aussi un objet de pari dont les tickets ou funaken sont distribués aux parieurs. Les paris doivent au minimum s’élever à 1OO Yens. Une couleur est attribuée à chacun des six bateaux en compétition. 

De même, les spectateurs ont le choix entre trois types de ticket : miser sur les trois bateaux dans le désordre (sarenpuku), miser sur les trois premiers dans l’ordre (sanrentan), miser sur un seul bateau (tanshô). L’argent récolté de la vente des billets sera répartie entre les gagnants des paris.  

Avec la popularité grandissante de l’activité, les informaticiens ont mis au point des parties de Kyotei en ligne. Le but et la règle du jeu est pareil que sur le terrain. Ainsi, les « spectateurs » peuvent parier de partout à l’aide de leurs ordinateurs, smartphones ou tablettes. En outre, cette course de bateau en ligne est disponible sur des sites de paris japonais (ブックメーカー).

Heiwajima

A l’instar du Kyotei, l’Heiwajima (平和島競艇場) est une course dans laquelle concourent plus de six bateaux conduits chacun par un pilote. L’enjeu est le même que celui du Kyotei : chaque bateau se doit de parvenir à la ligne d’arrivée dans un laps de temps au risque d’être éliminé. 

Se déroulant exclusivement à Tokyo  et à n’importe quelle heure de la soirée, il se peut que la course se passe quasiment dans l’obscurité. Ainsi, les compétiteurs sont autorisés à utiliser des objets personnels comme la bougie d’allumage. En outre, il arrive que l’un des bateaux en compétition se voit attribuer un moteur assez spécial. Ce qui est un défi de plus car il se peut que le pilote n’ait jamais utilisé ce genre de moteur auparavant et aura du mal à le manœuvrer.

Bien que des paris soient autorisés sur cette activité nautique, il n’y existe pas de tickets de paris spécifiques. Les spectateurs organisent des paris entre eux. Ainsi, les sommes remportées ou perdues ne sont pas à la charge des responsables de la course mais uniquement des spectateurs. Contrairement à la course Kyotei, la partie Heiwajima n’est pas encore disponible en ligne.

Les courses de chevaux

Le Keiba Game

Le Keiba Game est un simulateur de jeu équestre disponible uniquement dans une machine de salle de jeu. En outre, ce jeu figure parmi les rares jeux d’argent en ligne autorisés au Japon au côté du Pachinko qui est une machine à sous, le Mah-jong et le pusher game. Il s’agit en quelque sorte de l’homologue virtuel du PMU. 

Pour jouer, il suffit d’insérer un jeu dans la machine et activer la course virtuelle. Ensuite, on mise sur un cheval. Et c’est en fonction de la tournure de la course que le parieur peut gagner ou perdre. Contrairement aux autres jeux en salle, le Keiba game n’est pas disponible en ligne ou du moins sur une tablette, un ordinateur ou un smartphone.

L’intéressé devra dans ce cas se déplacer pour effectuer quelques parties. Et encore, il faut méticuleusement se renseigner sur l’emplacement. En effet, les salles de jeux contenant du Keiba game ne fanfaronnent pas sur les sites webs ou bien les autres sites publicitaires. Elles se connaissent de bouche en oreille.

Les paris hippiques sur terrain

Les paris hippiques figurent parmi les jeux d’argent les plus appréciés des japonais. Depuis le lancement des activités hippiques en 1905 au Japon, Keiba (競馬) est toujours monnaie courante. D’ailleurs de nombreux japonais misent énormément sur ce jeu équestre. Qu’il s’agisse de particuliers, de professionnels ou d’hommes d’affaires. 

Un tel phénomène démontre que le Japon est un des rares pays à gagner des sommes plus qu’astronomiques sur les activités hippiques. Avec la performance de joueurs, la qualité des chevaux ainsi que des hippodromes locaux, les japonais misent rarement sur des activités hippiques internationales. 

Ils préfèrent gagner sur les jeux hippiques nationaux. Raison pour laquelle le PMU est peu important dans le pays. A l’heure actuelle, le Japon compte une trentaines d’hippodromes. Or, les acteurs locaux envisagent d’accroître ce nombre vu la dynamique participation des nippons aux jeux équestres ainsi que leurs passions sulfureuses pour les paris hippiques. 

De même, une organisation de parieurs hippiques a été mise en place il y a quelques années. Il se nomme  JRA (日本中央競馬会) et compte plus de 10 000 000 d’adeptes. La plus grande association hippique du monde.

Les courses de vélos

La course de vélos au Japon est connue sous le nom de Keirin (競輪). C’est une partie de cyclisme ayant vu le jour au lendemain de la seconde guerre mondiale. Cette compétition met en œuvre six cyclistes qui concourent pour atteindre la première place et arriver à la ligne d’arrivée. L’enjeu de cette course est simple, un vélomoteur est placé devant tandis que les six participants se placent derrière bien alignés à la verticale. 

Au début de la course, les compétiteurs se doivent de rouler doucement et de ne pas dépasser le vélomoteur. Au fur et à mesure que le vélomoteur avance et laisse quelque distance derrière lui, les candidats peuvent se dépasser les uns les autres mais ne doivent en aucun cas surpasser le vélomoteur au risque d’être disqualifiés. La course est à son paroxysme lorsque le vélomoteur avance rapidement laissant derrière lui plusieurs mètres de distances, ce qui permet aux candidats d’accélérer et de se surpasser les uns des autres pour gagner la première place. 

Peu importe la rotation des rangs et l’intensité de la course, les cyclistes doivent toujours rester alignés en verticale et ne jamais oublier de rester derrière le principal « meneur de la course » qui est le vélomoteur. De par ces descriptions, le Keirin est une course à vélo assez particulière. D’ailleurs, c’est une pratique assez complexe car il exige à la fois de l’habileté, de la maîtrise de soi et surtout de la flexibilité. 

Par rapport à la course de vélo classique, le Keirin est une pratique assez complexe. En effet, il faut beaucoup de souplesse pour combiner le besoin de gagner à tout prix et le respect des consignes. Ce n’est pas étonnant que des institutions de formation pour le Keirin soient ouvertes au Japon. Un tel pratique ne s’improvise pas et les candidats sélectionnés ont suivi des formations rigoureuses et intenses depuis plusieurs années avant de débarquer sur la piste de course et d’enfourcher leurs vélos.

Les paris sur cette course sont donc très intenses et appréciés des japonais.

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