Le phénomène de l’e-sport au Japon

L’e-sport est un marché qui brasse actuellement plusieurs centaines de millions d’euros, et ce, pas uniquement en France. Encore peu connu il y a à peine 10 ans, c’est devenu un phénomène important, influençant les jeunes comme les adultes, du monde entier.

Si en France, les évènements d’e-sport ne sont plus une nouveauté, au Japon, la tendance commence à peine à prendre de l’ampleur. En effet, aujourd’hui, le berceau du jeu vidéo semble être un peu plus ouvert sur la question. Plusieurs événements publics y sont organisés chaque année. Le pays semble même être sur le point de légaliser totalement l’e-sports à travers une licence spéciale permettant aux organisateurs de proposer du cash prize aux participants.

Du retrogaming aux jeux vidéo modernes

Le Japon a été l’un des pays précurseurs en termes de jeux vidéo. Après le krach des jeux vidéo américains en 1983, il a aussi repris les

jeux vidéo rétro

reines et a fait des jeux vidéo incontournables. Ce domaine ne serait pas où il en est aujourd’hui sans le Japon.

Aujourd’hui, à l’ère des compétitions d’e-sport, le Japon propose encore des compétitions de rétrogaming, et ce, pour le plus grand

bonheur des joueurs. Les salles d’arcades ne manquent pas. Elles proposent différentes plateformes de jeux sportifs qui utilisent encore les mêmes règles que les anciennes compétitions. Tout se base sur un système de points.

Une victoire équivaut à un point. Les joueurs qui en accumulent le plus montent en grade et , au contraire, ceux qui perdent des points seront relégués.

Le championnat du rétrogaming se déroule sur la plateforme Danisen. Chaque mois annonce l’ouverture d’une nouvelle session de jeu. Les résultats de la session d’octobre 2018 sont d’ores et déjà disponibles en ligne. À titre d’information, Danisen est LA plateforme qui réunit les amateurs du rétrogaming du monde entier, dont la majorité sont des français. Les compétitions se disputent tous les mercredis de 15 à 18 heures et le vendredi et le samedi de 21 heures à minuit.

Asian Games 2018 : L’évènement e-sport asiatique

Si les jeux vidéo et les vidéoludiques ainsi que le rétrogaming battent leur plein au Japon, ce n’est pas encore le cas pour l’e-sport. Plusieurs en sont les raisons. Le plus grand événement auquel le pays a participé en la matière fut cette année l’Asian Games 2018.

Ce festival s’est déroulé du 18 août au 1er septembre dernier. Il s’agissait d’une des plus grandes conventions dédiées à l’e-sport. Elle regroupait notamment 6 jeux vidéo.

Malgré tout, force est de constater que les joueurs japonais ont un peu plus de mal avec le e-sport. Il s’agit en effet d’une démonstration de réflexes et de capacités cognitives. Exit les systèmes points dont ils avaient l’habitude avec les arcades. Les participants disputent des compétitions dans le but de gagner un trophée ou une récompense.

Dans tous les cas, les Asian Games 2018 ne risque pas d’être le dernier évènement tout public axé sur l’e-sport auquel le Japon participe. Selon les experts, cette branche risque fort de devenir un incontournable dans les compétitions japonaises d’ici 4 ans. Les autorités en place envisagent même de collaborer avec Alisports pour démocratiser davantage de sport en ligne. La filiale japonaise d’Alibaba fait partie depuis cette année du comité olympique d’Asie. Raison pour laquelle dans les jeux d’Asie, on trouve des jeux comme League of Legends, Arena Of Valor, StarCraft II, Hearthstone et bien d’autres.

L’e-sport au Japon : la révolution est en marche

convention esportSi la Corée du Sud avait auparavant le monopole des compétitions d’e-sport en Asie, ce n’est plus le cas de nos jours. En effet, le Japon essaye de se rattraper dans ce domaine.

  • Une licence spécifique pour les cash prizes

Selon les dernières rumeurs, le Japon est sur le point de légaliser l’e-sport. Le pays étant farouchement contre les jeux d’argent avait du mal avec les compétitions virtuelles à cause du manque de cash prize. Les joueurs n’étaient donc pas attirés par les compétitions. Cependant le vent va bientôt tourner.

Le gouvernement peut aujourd’hui proposer une licence spéciale aux joueurs qui leur confèrent le statut de joueurs professionnels. C’est valable pour les amateurs de Call of Duty WWII, Street Fighter V, Tekken 7 et PES 2018. Ainsi, ces derniers peuvent toucher un cash prize en récompense de leur talent.

L’octroiement de cette licence vient uniquement contourner la loi interdisant les jeux d’argent au Japon qui a été mise en application depuis les années 1907. Néanmoins, pour les professionnels de l’e-sport, c’est d’ores et déjà une grande avancée en la matière. Désormais, les joueurs peuvent prétendre non seulement à devenir une star d’e-sport, mais aussi à gagner leur vie grâce à leur passion.

Les gains varient toutefois d’une compétition à une autre. Pour le Capcom Pro Tour 2015 sur Ultra Street Fighter IV par exemple, ils étaient de 120 000 dollars.

  • Les jeux sur PC

Depuis toujours, le Japon s’est focalisé sur la production de jeux sur smartphones, tablettes et consoles. Le pays visait une facilité d’accès aux fans de jeux vidéo. Ce n’était pas un terrain propice pour le développement de l’e-sport.

Désormais, les marques japonaises de jeux vidéo s’attardent davantage dans la production de jeux sur PC. Ce qui devrait aider à propulser l’e-sport au sommet dans le pays.

Néanmoins, cela implique aussi plus de complication pour les joueurs. En effet, pour devenir un streamer de jeux vidéo de qualité, il faut bien choisir son matériel et comparer les meilleurs claviers gamer. De ce point dépend, entre autres, vos performances en tant que joueur. Sur le net, les claviers spéciaux pour gamer se déclinent en plusieurs sortes. Certaines marques et modèles tirent notamment leur épingle du jeu grâce au design des claviers et à leur performance.

  • Il y a par exemple le KLIM Chorma. C’est un accessoire qui a un excellent rapport qualité prix. Ce dernier embarque un système de rétroéclairage LED et des touches confortables. Il s’adapte en plus aux petit budget.
  • Le Corsair K55 est un clavier de milieu de gamme, à la foisclavier gaming design, pratique et confortable. Il est non seulement livré avec un système de rétroéclairage, mais on aura le choix entre 16 millions de couleur pour personnaliser son matériel. Via des touches de raccourci sur le clavier, on peut gérer les sons et faire une capture d’une vidéo en un clic. À cela s’ajoute le repose-poignet qui assure aux gamers un confort optimal pendant les compétitions.
  • Le KLIM Domination est un clavier gamer qui séduit par ses nombreuses fonctionnalités. Il embarque entre autres des touches mécaniques, un système de rétroéclairage personnalisable et une technologie anti ghosting. De quoi garantir une certaine performance pendant le streaming.
  • Il y a aussi le Razer Blackwindow Chroma. C’est le must des claviers gamers haut de gamme. Son avantage se trouve dans son fonctionnement mécanique. Avec ce dernier, on dispose d’un confort de frappe optimal. En outre, le clavier est fait de métal et sera donc plus résistant. C’est un allié incontournable pour les compétiteurs de haut niveau.  Avec son système de rétroéclairage, le clavier est personnalisable. Plusieurs effets de couleurs seront possibles. Et bien évidemment, quelques raccourcis seront disponibles sur le clavier. Ce qui facilite la vie lors des compétitions.
  • Enfin, le Corsair K70 est prisé pour le confort de frappe qu’il propose et grâce à son design innovant. Il embarque notamment des touches mécaniques de Cherry MX et se décline en plusieurs coloris : bleu, marron, etc. Il est livré avec un repose-poignet en caoutchouc, ce qui peut être un avantage pour les joueurs qui streament pendant plusieurs heures. De plus, il propose des raccourcis qui permettent de gérer les applications multimédia de son ordinateur.
  • Pourquoi cet effort dans la démocratisation de l’e-sport ?

Les autorités en place ont compris l’enjeu économique et politique de l’e-sport. En 2017, l’e-sport a brassé pas moins de 665 millions de dollars de bénéfices. Des revenus qui devraient atteindre le milliard de dollars cette année. On ne peut donc se permettre le luxe de le mettre de côté.

De nos jours, les compétitions d’e-sport ne sont plus anodines. Avec l’aide des sponsors, elles profitent d’une visibilité optimale. Chaque année, pas moins de 250 millions de spectateurs suivent ces compétitions dans le monde. Les sponsors affluent donc et se sont des  sociétés venant du monde entier. Ils cherchent notamment à toucher un public difficile à toucher, à savoir la tranche d’âge entre 18 à 35 ans. Ils profitent des compétitions de ce genre pour faire la publicité de leur marque via des accessoires et des goodies de toutes sortes. Cette situation peut profiter au Japon, il n’y a rien de tel que de tisser des relations commerciales avec des entreprises étrangères pour garantir son bon développement.

L’e-sport ouvre de nouvelles perspectives aux jeunes

L’e-sport peut impacter sur la situation économique du Japon. Il ouvre en-effet de nouvelles perspectives aux jeunes qui sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à s’y intéresser.

compétition esport

  • Devenir testeur de jeux vidéo

De nouveaux types d’emplois ont vu le jour au Japon depuis que l’e-sport s’y est fait une belle réputation.  Tel est le cas par exemple du testeur de jeux vidéo.  Il est conseillé d’être un joueur professionnel, mais pas forcément. Il faut cependant détenir une licence. Il importe également de se faire une belle réputation dans le domaine de l’e-sport.

Le rôle d’un testeur de qualité est de jouer aux jeux avant même leur commercialisation. Les grandes marques engagent les joueurs pour détecter les bugs et les problèmes d’équilibrage dans les jeux. En plus d’être payés, les gamers auront la chance de découvrir en avant-première les nouveaux jeux e-sport qui sortiront sur le marché.

  • Des Japonais influenceurs de jeux vidéo

Les joueurs japonais peuvent également devenir des influenceurs de jeux vidéo. Ils seront payés par les marques pour faire la promotion d’un jeu ou d’une nouvelle saga. Dans la mesure où d’ici 2022, le sport digital devrait faire partie des sports traditionnels asiatiques, les grandes marques seront nombreuses à chercher des placeurs de produits afin de s’assurer une grande part de marché.

Le secteur de l’e-sport est en pleine expansion au Japon. La preuve est faite par l’organisation de différents évènements publics sur le sujet, mais aussi sur les initiatives de certaines grandes marques et des autorités. On peut citer entre l’ouverture d’une branche e-sport chez la Tokyo School of Anime, ou encore l’augmentation du cash-prize de Nintendo sur Splatoon. À cela s’ajoute la possibilité de contourner le code pénal interdisant aux joueurs de toucher de l’argent pendant les compétitions.

  • Des streamers de qualité

Sur YouTube, Twitch ou les autres plateformes de streaming, les streamers japonais sont également de plus en plus nombreux. Ils proposent des vidéos de qualité et utilisent des techniques de plus en plus sophistiquées. De quoi concurrencer les gamers du monde entier d’autant que les mentalités changent. L’e-sport est plus réputés que jamais et la communauté japonaise est de plus en plus active dans ce domaine.

Il faut dire que les jeux e-sport présentent quelques avantages. En optant pour ces derniers, ce ne sera plus la peine de se déplacer dans les salles d’arcade. Il suffit d’un bon ordinateur, d’un clavier gamer performant et d’une bonne connexion internet. On peut jouer à domicile ou dans un cybercafé. Pour streamer, il n’est pas nécessaire d’être un professionnel du montage vidéo. Il suffit d’utiliser un logiciel qui permettra de filmer son écran.

Les jeux e-sport se déclinent par ailleurs en plusieurs sortes. Il y a ceux qui se passent sur des plateformes multijoueurs mais aussi les jeux de quêtes et d’aventures, comme ceux de course . Il y en a pour tous les goûts. On peut citer par exemple : StarCraft 2, Hearthstone, Call Of Duty, FIFA, Counter Strike, Dota 2,  League of Legends.

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